mercredi 15 novembre 2017

Pour le plaisir.


































Soyons-Suave est heureux de vous offrir de très belles bandes de couleurs. 

L'Instant Grrr


Et maintenant dansons !



Il est toujours suave d'avoir de nouveaux amis...

La photo mystère du mercredi.


















Ne nous demandez pas ce qu'il se passe dans cette image, nous n'en avons pas la moindre idée. 

La question suave du jour : doit-on voter pour Glenn Close ?


































Il n'est un mystère pour personne que la société Amazon met au chômage les librairies indépendantes, maltraite ses employés et ne paie pas ses impôts comme elle le devrait. Et tout cela, ce n'est pas suave. 

Il est peut-être un peu moins répandu qu'en plus d'être une des sociétés les plus haïes de la planète, Amazon ambitionne d'être Netflix à la place de HBO, ou l'inverse, bref de devenir la nouvelle grande de la production télévisuelle, et pourquoi pas, aussi, s'attaquer au cinéma mais c'est une autre histoire. 




































Reconnaissons en toute honnêteté qu'Amazon a livré ses dernières années des productions assez surprenantes et parfois innovantes, dont on commence d'ailleurs à reconnaître les mérites une fois l'hésitation amazonienne passée. Convoquons les Emmy et les Golden Globes de "Transparent" par exemple pour en être convaincus. 

Amazon possède de plus une méthode assez originale pour choisir ses séries, puisqu'elle qu'elle commande chaque année 3 ou quatre pilotes, qu'elle soumet aux votes des internautes et adhérents à sa chaîne Amazon Premium. En fonction des résultats, Amazon lance la production de la série lauréate, même si dans le détail, c'est un peu plus flou puisque la compagnie ne livre jamais les dits-votes et l'année dernière par exemple, tous les pilotes ont été mis en chantier. 

















Depuis une petite semaine, le commun des mortels peut donc se rendre sur Amazon et visionner les trois pilotes de la saison 2017-2018, ce que nous avons fait et oh surprise, nous sommes tombés, alors que nous ne nous y attendions pas du tout, sur "Sea Oak" avec dans le rôle principal, Glenn Close, adapté d'une histoire courte de George Saunders qui, non, ne joua pas dans "Eve" mais est le pape de la nouvelle aux Etats-Unis. 






















Jusqu'à hier, s'il y a bien deux mots que nous n'aurions jamais associés, ce sont "Glenn Close " et "Zombie". C'est pourtant ce que fait allègrement "Sea Oak" et  nous n'en sommes toujours pas revenus.

Donc pour répondre à la question du jour, oui, trois fois oui, votons pour Glenn Close. Et allez jeter un œil à cette curiosité, c'est... étonnant. 


Mais avant de poursuivre, une retouche maquillage...


C'est mercredi : soyons LGBT !

Chaque mercredi, Soyons-Suave propose une tribune aux minorités opprimées, puisque la suavitude passe aussi par le respect et la compréhension. Quelqu'un a dit : "Il faut commencer par s'aimer pour pouvoir aimer les autres", ajoutons "Il faut reconnaître la suavité de l'autre avant de s'attaquer à la sienne". 

C'est donc avec fierté que nous vous offrons un roman lesbien, une moustache et un instant transgenre.




Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette huit cent quarante cinquième édition, Judy Garland présente le modèle intitulé "L'Accroche-cœur". 

lundi 13 novembre 2017

Pour le plaisir.




















Soyons-Suave est heureux de vous offrir les joies de l'automne. 

Le Quizz de Lady Cancan


































Suaves visiteurs, nous avons ce soir stoppé quelqu'un en plein élan mais c'est pour la bonne cause puisque c'est pour le Quizz. 

Qui donc est momentanément immobile quand on s'attend à beaucoup plus de mouvements virevoltants ? Qui aime les manches gigots et les mises en plus plutôt serrées ? Irons-nous jusqu'à dire que c'est un cadeau ? Pratiquement ! Alors allons-y : indices mercredi en cas de panne, un seul nom par proposition et bien entendu, Lady Cancan ne joue pas. A vos cellules grises. 

17 fois Cécile Cassard ?















































Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois une affiche alternative du "Crime de l'Orient Express", ce sera déjà hautement satisfaisant. 

Même si pour l'heure, nous n'avons aucune idée d'où elles peuvent bien sortir ni de qui peut bien en être l'auteur. 


Cache-cache : saurez-vous retrouver Sophia Loren dans cette image ?


































Gagné ! Elle lisait le journal, tout simplement.

Et maintenant dansons !



Une nouvelle fois, ne cachons pas que cette publication n'a qu'un objectif : nous ôter cette chanson de la tête. 

Pendant ce temps, à Hollywood...


































Cyd dit oui à la cape...

La fin du Quizz de Kranzler























Si nous sommes heureux d'être de retour ce soir après notre petite escapade, c'est non seulement parce que nous vous retrouvons, mais aussi parce que nous pouvons dignement célébrer la victoire de Lady Cancan qui avec maestria, reconnut sans appel Samantha Eggar lors de notre dernier Quizz. 

Très chère amie, c'est avec joie que nous écrivons cette semaine votre nom en noir sur gris sur nos pages et que nous vous disons bravo. Mais forcément une question nous taraude : que se passe-t-il avec Kranzler ? Une belle histoire ? Un beau roman ? Vivez-vous désormais en peuplant votre existence de photos mystères et de litres de tisane ? Et si c'était l'amour... ce serait beau, ce serait suave. 




































Précisons immédiatement ce que nous n'avons pas encore fait (mais que Lady Cancan n'oublia pas de citer) : la capture était bien extraite de "L'obsédé", alias "The Collector", le film que décida de tourner William Wyler à la place de "La mélodie du bonheur" ce qui n'est pas rien. 

Adapté du premier roman de John Fowles, le film, s'il ne devint pas "Psychose" à la place de "Psychose" comme le souhaitait Wyler, lança en tout cas la carrière de Samantha Eggar qui n'avait pas fait grand chose avant cela. Double prix d'interprétation à Cannes, Golden Globe, il est facile d'imaginer que Samantha oublia devant cette avalanche de récompenses le cauchemar que fut le tournage, en partie parce que Terence Stamp la détestait et voulait Julie Christie. Et peut-être aussi parce qu'elle avait par le passé repoussé ses avances. 



































S'il serait possible de vous parler longuement des adaptations des romans de Fowles et notamment de l'inénarrable "Jeux pervers" / "The Magus", préférons malgré tout revenir sur Samantha Eggar parce que cela permet de bien jolis clichés. 

Presque inconnue en 1964, star en 1965, Samantha quitta son Angleterre natale pour s'installer à Los Angeles et devenir l'espace d'un moment le nouveau visage d'Hollywood. Quelques superproductions plus tard, elle va s'installer à la télévision jusqu'à devenir incontournable. C'est d'ailleurs là qu'on peut encore la croiser, à 78 ans, toujours chic et parfois encore rousse. 






































Une chose est certaine : dans les années 60 et les années 70, Samantha était bien jolie et surtout terriblement fraîche, et nous vous renvoyons pour le vérifier aux merveilleux films super 8 de Roddy  McDowall que d'ailleurs nous n'avons pas visionnés depuis longtemps. 



Ah Simone ! Ah Roddy ! Ah Malibu et Samantha... C'était suave mais c'était en 1965.

Terminons sur une note moins suave : vous savez peut-être que le roman et le film "L'obsédé" inspirèrent de nombreuses autres œuvres cinématographiques parmi lesquelles "Le Silence des agneaux".

Ce que l'on sait moins dans l'Hexagone est que Fowles et Wyler servirent de guide à de nombreux tueurs en série aux Etats-Unis. La page Wiki de "L'obsédé" vous mènera à eux. Nous, nous préférons collectionner les papillons. Comme Samantha, nous sommes prêts à le jurer.





Le String de la semaine.

Contrairement aux idées reçues, on peut être suave en string. Chaque lundi, la preuve en image. 


































Et cette semaine, notre ami le String découvre une utilisation insoupçonnée du WiFi : le string sans fil. 

Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette huit cent quarante quatrième édition, Betty Ford présente le modèle intitulé "Orange is the new drug". 

C'est lundi !


































Mais avant toute chose : saluons un basset hound !

lundi 6 novembre 2017

Entre nous...


































Suaves visiteurs, et pourtant ce n'est pas faute de vous avoir dit qu'il ne fallait pas prendre de mauvaises habitudes, nous nous éclipsons à peine une semaine, à peine, et même moins. Mais pour mieux revenir évidemment. 

Nous vous souhaitons, en notre absence, de bien vous porter. Et d'ici à ce que nous soyons de retour, comme il se doit, soyez suaves ! 


samedi 4 novembre 2017

Une caresse avant de se quitter.


































Suaves visiteurs, c'était le 125° numéro de "Soyons-Suave Weekend" et vous a-t-on déjà dit à quel point c'était un plaisir ?

Des bises et suave weekend à toutes et à tous.

Les très suaves Heures de l'Histoire Contemporaine : le jour où on s'affronta en chansons à Paris.






















En cette rentrée théâtrale de l'année 1965, il règne à Paris une certaine effervescence mais finalement comme à chaque mois de septembre. Les établissements parisiens ont tous dévoilé leurs affiches et il ne reste plus qu'à attendre de savoir qui, parmi les 70 salles de spectacle que propose alors la capitale, va décrocher la timbale. Evidemment, l'idéal pour les directeurs de théâtre serait d'avoir misé sur la pièce qui va tenir deux ou trois ans mais le succès étant une chose très mystérieuse, on ne contentera volontiers d'une production qui finira la saison. 

Voilà pourquoi on se tourne souvent vers les valeurs sûres : il y aura en cette année des reprises de Claudel, de Sartre, de Ionesco, Shakespeare et Feydeau. On jouera non pas une mais deux pièces de Marguerite Duras (moins valeur sûre évidemment), on proposera la nouvelle création de René de Obaldia, une chose étrange nommée "Du vent dans les branches de sassafras" et le nouveau mystère de Robert Thomas, monsieur "Huit femmes". Entre autre. 
























Il y a cependant quelque chose d'un peu différent en ce mois de septembre 1965 puisque non pas un, ni deux mais trois théâtres se sont lancés un pari hautement improbable : faire triompher à Paris une comédie musicale et attention, nous ne parlons pas d'opérette mais bien de "musical" à la sauce anglo-saxonne. 

Et si ces propositions tiennent pratiquement du suicide, c'est qu'en ce milieu des années 60, en gros, le spectacle musical n'a pas vraiment la côte. Il y a bien sûr Francis Lopez qui remplit tous les deux ou trois ans le Châtelet et "Violettes impériales" ou "La Veuve joyeuse" pratiquement an alternance à Mogador (quand ce ne sont pas les "Mousquetaires au couvent") pour le reste et si on met de côté Offenbach, les parisiens vont au théâtre, ou au concert, mais pas voir les deux dans le même spectacle. 























La raison de ce choix étrange tient en fait au show qui se trouve en ouverture de ce billet. Puisque, contre toute attente, l'un des gros succès de la saison 64 a été la version française de "How to succeed in business without really trying", jouée au Théâtre de Paris avec Jacques Duby, Arlette Didier et la jeune Evelyne Dandry. Cela a marché une fois, pourquoi pas deux, ou trois ou quatre. On va donc chanter à Paris. 




































C'est vers l'adaptation d'un énorme succès en Italie que se tournent Elvire Popesco et Robert Manuel, nouveaux responsables de Marigny qui rouvre ses portes après 5 ans de travaux. "Il giorno della tartaruga", traduit logiquement par "Le jour de la tortue" se joue depuis un an à guichets fermés à Rome. C'est un spectacle rapide, drôle et surprenant puisque, accompagnés de danseurs, deux comédiens seulement jouent tous les rôles de cette longue scène de ménage. 

On embauche des figures très familières du public, Annie Girardot et Philippe Nicaud, on les enferme pendant des semaines dans un studio de danse et on fait venir de Rome le chorégraphe américain responsable de la production italienne, Buddy Schwab. Coût de l'opération : 66 millions d'Anciens Francs, c'est énorme. 

Et pour avoir une idée de ce que donne la version originale, c'est ci-dessous : 




































Au théâtre Antoine, ce sont près de 50 millions qui ont été nécessaires à la directrice Simone Berriau et à l'éditeur Robert Laffont pour pouvoir monter l'énorme succès des planches londoniennes, "The Boy Friend" de Sandy Wilson, crée en 1954 et qui permit l'année d'après à Julie Andrews de faire ses débuts à Broadway.

Robert Laffont s'est lancé dans l'aventure avec une certaine inconscience, délaissant pour une fois ses auteurs. Mais il est sûr de lui, d'autant qu'il a obtenu Suzy Delair et Daniel Ceccaldi comme tête d'affiche et une partie de l'équipe des "Raisins verts", Jean-Christophe Averty assurant la mise en scène, Jean-Loup Dabadie l'adaptation et Dick Sanders la chorégraphie.



































On a beaucoup investi dans les costumes et les décors, toutes les danseuses ont accepté pour le spectacle de se couper les cheveux, ce qui a beaucoup été répété dans la presse, il y a des seconds rôles désopilants, Laurence Badie et l'incomparable Madeleine Clervanne et pour avoir une idée de ce que cela donne, monté par l'opéra de San Diego, c'est ci-dessous :



































Au théâtre de Paris, c'est également une adaptation que l'on propose mais française cette fois puisque Roger Pierre et Jean-Marc Thibault vont être les deux héros de "Deux anges sont venus", version chantée et dansée de l'énorme succès de la pièce d'Albert Husson créée en 52, "La Cuisine des anges" dans laquelle trois bagnards à Cayenne sauvaient une famille dans le besoin. Hollywood en avait même fait un film en 55.


































Et si le budget du spectacle est impressionnant, 87 millions, c'est que c'est Albert Husson lui-même qui a assuré l'adaptation, les chansons sont signées Georges Garvarentz, beau-frère d'Aznavour, certes mais surtout auteur de "Retiens la nuit", "Désormais" ou "La plus belle pour aller danser". 

On a également invité les danseurs de Katherine Dunham, légende de son vivant de la danse contemporaine et Evelyne Dandry montre une nouvelle fois qu'elle n'est pas que la fille d'André Dassary mais une jeune première pétillante. 























Et pour avoir une idée de ce que cela donne, vous n'irez nulle part puisqu'il nous a été impossible de trouver le moindre document sonore de ce spectacle, dont on tira pourtant un 45 tours sorti chez La Voix de son maître. 

Alors ? Cette guerre des "musicals" à Paris ? Eh bien nous sommes au regret de conclure ce billet en vous annonçant que cela fut un gigantesque pétard mouillé puisque les trois spectacles sombrèrent corps et âme et surtout corps et biens, laissant aux trois théâtres des dettes pour plusieurs années. 


































Le premier à s'arrêter sera "Le Jour de la tortue", qui tirera sa révérence après seulement 20 représentations et malgré la venue de Gina le soir de la première. Suivra "Deux anges sont venus", renvoyé au paradis après 40 représentations. "Le Boy friend" ira jusqu'aux fêtes de fin d'année mais sera remplacé dès janvier 66 par un Pirandello avec Delphine Seyrig et Jean Rochefort.   

On conclura donc que le succès d'une comédie musicale avait été un accident et on ne recommencera pas de si tôt l'expérience puisque trois spectacles très différents avaient été des fours. On oubliait cependant que ces trois tentatives étaient en fait très liées puisque Husson, auteur de "Deux anges sont venus" avait signé l'adaptation du "Jour de la tortue" et que, par exemple, Buddy Schab, responsable des chorégraphies du "Jour de la tortue" s'était occupé de celles du "Boy Friend" à Broadway. 



































Il faudra attendre 4 ans pour qu'un musical revienne à Paris, ce sera "Hair" pour la saison 69 au théâtre de la Porte St Martin, avec le succès que l'on sait, ce qui poussera les producteurs à renouveler l'expérience en  75 avec le "Rocky Horror show". Mais malgré cela, malgré "Starmania" ou "Les Misérables", on continuera de clamer que le public français n'aime pas les comédies musicales, jusqu'à ce qu'à l'orée des année 2000, Luc Plamondon et Richard Cocciante ne nous offrent "Notre Dame de Paris", ouvrant la voie à tous les spectacles qui remplissent depuis les Zenith et le Palais des Congrès. 

Il suffisait donc, non pas d'adapter un succès anglais ou américain, ou une pièce ayant fait ses preuves ("My Fair Lady", pourtant...) mais de puiser dans une culture collective populaire et d'y ajouter des chansons qui pourraient passer en radio. Et donc pourquoi pas Louis XIV, qui deviendra "Le Roi Soleil", Robin des Bois ou Moïse ? 

On oublie cependant qu'en 1950, une jeune américaine sachant utiliser ses colts avait déchaîné les foules au Châtelet. C'était Lily Fayol dans "Annie du Far-West" et là, nous avons les archives. Comme quoi, parfois, lorsque c'est bien fait...